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Le
"tacot" de la |
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Le "tacot" de la Montagne Bourbonnaise, dont le souvenir est encore vivace chez les anciens et qui a semé sur les 38 km de son parcours des gares, tunnels et viaducs que l'on peut encore admirer au hasard de promenades, a eu une existence bien éphémère: 38 ans, comme ses 38 km de voies mais il a rendu durant sa courte vie d'inestimables services. |
Une création laborieuseDès
1865, le conseil général de l'Allier avait décidé la construction d'un
réseau départemental à voie métrique (rails écartés de 1 mètre),
mais la décision n'est pas suivi d'effet (la destitution de Napoléon III
qui avait mis Vichy à la mode et qui y avait fait son entrée en train le
8 mai 1861 y étant peut-être pour quelque chose). |
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Le
projet définitif (qui avait l'avantage de passer à la fois par Ferrières
et le Mayet) fut mis à l'étude dans les années 1906 est finalement
adopté en avril 1908. En association avec l’entreprise François Mercier qui sera chargée des travaux, l'ingénieur Lapeyre fonde la Société des Chemins de fer du Centre (CFC). Les 39 km de voie sont adjugés pour un montant maximum de 3 800 000 F. Le taux d'intérêt garanti est fixé ici à 3,75 par an, pour une durée de 65 ans. |
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L'entrée du tacot en gare de Ferrières |
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La
section de Cusset au Mayet et Ferrières-sur-Sichon est mise en service
le 11 juillet 1910, et sera prolongée le 1er janvier 1911 à
Lavoine-Laprugne. Elle sera ensuite prolongée par étapes dans le
département de la Loire pour desservir L'itinéraire |
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Si les convois les plus rapides ne s'arrêtaient donc que 4 fois durant le
trajet, les plus lents pouvaient s'arrêter jusqu'à 13 fois (soit un arrêt
tous les 3 km en moyenne…
Mais
laissons la parole à M Rouby qui décrit ainsi le trajet Le
Mayet-Lavoine-Laprugne: Dans
toute cette région on apercevait de nombreuses petites scieries
artisanales actionnées par des cours d'eau . Toutes ont disparu, remplacées
par des entreprises d'exploitation du bois plus modernes. Tout ce bois
représentait du fret pour le petit train. On amenait ce bois avec des
attelages de bœufs jusqu'à la gare de Lavoine. Des planches débitées
servaient pour des caisses d'emballages d’eaux minérales de Vichy.
Lavoine était le point
culminant de la ligne au col du Beaulouis à 824 mètres. La ligne
redescendait ensuite sur la partie Loire pour atteindre le viaduc des
Peux, le plus important de la région Centre. On continuait vers le Forez
par Saint Just en Chevalet, nous quittions la partie Bourbonnaise
du réseau." |
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